Assurance auto : quand et comment les pièces de réemploi sont acceptées ?
Le coût des réparations automobiles ne cesse d’augmenter, tandis que les enjeux environnementaux deviennent incontournables. Dans ce contexte, les pièces de réemploi occupent une place de plus en plus centrale dans la réparation automobile… et dans les décisions des assurances auto.
Mais comment ces pièces sont-elles réellement intégrées dans les dossiers de sinistre ? Sont-elles obligatoires ? Et quels sont les droits de l’assuré ? Décryptage complet.
Les pièces de réemploi : définition, cadre légal et objectifs
Les pièces de réemploi, aussi appelées pièces issues de l’économie circulaire (PIEC), sont des pièces automobiles récupérées sur des véhicules hors d’usage, démontées dans des centres agréés, puis contrôlées, testées et remises sur le marché.
Contrairement aux idées reçues, ces pièces ne sont pas synonymes de mauvaise qualité. Il s’agit très souvent de pièces d’origine constructeur, parfaitement compatibles avec les véhicules pour lesquels elles sont proposées.
Depuis le 1er janvier 2017, la réglementation impose aux professionnels de l’automobile de proposer des pièces de réemploi lors de certaines réparations. Cette mesure vise plusieurs objectifs :
| Réduire les déchets automobiles | Favoriser l’économie circulaire | Limiter l’impact environnemental du secteur | Maîtriser le coût des réparations |
Les compagnies d’assurance ont donc pleinement intégré les pièces de réemploi dans leurs procédures d’indemnisation.
Assurance auto et pièces de réemploi : comment se fait le choix ?
Lors d’un sinistre, la décision d’utiliser une pièce de réemploi repose sur une analyse conjointe de l’expert automobile et du réparateur, dans le respect des règles fixées par l’assureur.
Plusieurs critères sont pris en compte :
- la nature des dommages
- le type de pièce à remplacer
- l’âge du véhicule et sa valeur
- la disponibilité de la pièce
- le niveau de sécurité requis
Les pièces de réemploi sont le plus souvent utilisées pour des éléments de carrosserie ou d’équipement (pare-chocs, ailes, portes, optiques, rétroviseurs…).
Certaines pièces liées à la sécurité (airbags, direction, freinage) restent généralement exclues.
L’objectif est clair : garantir une réparation fiable, sûre et économiquement cohérente, sans altérer la qualité finale du véhicule.
Droits de l’assuré, garanties et reste à charge
L’assuré conserve un droit de regard sur la réparation, mais ce droit s’inscrit dans un cadre précis.
Il est possible de refuser une pièce de réemploi si :
- le véhicule est encore sous garantie constructeur
- le contrat d’assurance prévoit explicitement l’utilisation de pièces neuves
- la pièce de réemploi n’est pas disponible dans un délai raisonnable
- la pièce proposée ne respecte pas les critères de conformité
En revanche, si l’assurance valide l’utilisation d’une pièce de réemploi et que l’assuré exige une pièce neuve sans justification contractuelle, un reste à charge peut s’appliquer.
Contrairement aux idées reçues, les pièces de réemploi bénéficient :
- d’un contrôle préalable
- d’une traçabilité complète
- d’une garantie légale, variable selon le type de pièce
Chez Allo Casse Auto, la sélection des pièces répond à des exigences strictes afin d’assurer une réparation conforme aux attentes des assureurs et des automobilistes.
Pourquoi les assurances encouragent le réemploi automobile
Le recours aux pièces de réemploi présente de nombreux avantages, tant pour les assureurs que pour les assurés.
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Sur le plan économique |
Sur le plan environnemental |
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Ces pièces coûtent en moyenne 30 à 70 % moins cher que des pièces neuves, ce qui permet de :
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Chaque pièce réemployée permet de :
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Les pièces de réemploi s’imposent ainsi comme un levier majeur de la réparation responsable.

FAQ
Assurance auto et pièces de réemploi
1. Les assurances acceptent-elles systématiquement les pièces de réemploi ?
Oui, lorsque les conditions techniques et réglementaires sont réunies. La décision finale appartient à l’expert automobile.
2. Les pièces de réemploi sont-elles fiables ?
Oui. Elles sont issues de centres agréés, contrôlées et souvent d’origine constructeur.
3. Puis-je refuser une pièce de réemploi ?
Oui, dans certains cas précis (garantie constructeur, contrat spécifique). Un refus injustifié peut entraîner un reste à charge.
4. Les pièces de réemploi sont-elles garanties ?
Oui, elles bénéficient d’une garantie légale, dont la durée dépend de la nature de la pièce et du vendeur.
5. Le délai de réparation est-il plus long avec des pièces de réemploi ?
Non. Grâce aux réseaux spécialisés, certaines pièces sont même disponibles plus rapidement que des pièces neuves.

